Mercredi 23 avril 2008

Les noms des chevaux Akhal Téké sont souvent évocateurs de la race : sonorités russes ou orientales, termes turkmènes, d'Asie centrale ou encore russes. Bien que le nom ne fasse pas l'Akhal Téké, il fait indéniablement partie de son folklore et la plupart des éleveurs en Russie mais aussi en Europe ou au Turkménistan le respecte.

Voici quelques explications pour essayer d'y voir plus clair dans ces appellations originales et exotiques :

Tout d'abord, les anciens turkmènes (avant la mise en place du studbook de la race) avaient l'habitude de nommer leurs chevaux par le nom de leur propriétaire ainsi que par leur robe ou leurs marques distinctives :
Bek Nazar Dor signifiait le bai de Bek Nazar.


Bek Nazar et son étalon Bek Nazar Dor


Les noms de robe s'associent ainsi souvent au nom :
Kara = noir :
Kara Kunon / Kara Yennym / Kara Han
Dor = bai : Dor Depel (bai avec une étoile en tête) / Dor Sashli
Al = alezan : Bek Nazar Al (l'alezan de Nek Nazar) / Al Burnak (l'alezan avec le bout du nez blanc)
Mele = isabelle : Mele Chep / Melekush (oiseau doré)
Ak = blanc :
Ak Sakal / Ak Nur
Kir = gris :
Kir Sakar / Kizil Kir / Kir Baital
...De même que les marques des chevaux :
Depel = marque en tête en forme d'étoile
Burnak = bout du nez blanc

Les anciens turkmènes comparaient leurs montures à des oiseaux :
Kush / Gush = oiseau : Karakush (oiseau noir) 
Burgut = aigle
... les juments à des  fleurs ou autres termes liées à la beauté, à la nature:
Gul = fleur : Guldjamal / Guldjahan / Gulbahar (fleur du printemps)
Gozel = beauté : Yasgozel (fleur du printemps)
Yas / Bahar = printemps
Yyldiz = étoile

La nom des chevaux en fonction de leurs caractéristiques est toujours utilisé de nos jours mais le nom du propriétaire n'est plus associé au cheval.

Etalon Yanardag : signifie la "montagne dorée"


Depuis la mise en place du studbook russe, il est d'usage de donner un nom dont la lettre commence par la première lettre du nom du père si c'est un mâle, la première lettre du nom de la  mère si c'est une femelle. Je ne sais pas si cet usage est apparu au cours du XXème siècle ou s'il existait avant. Cependant les noms des chevaux des anciennes lignées ne semblent pas suivre cette règle.

Cet usage est très répandue au sein de la race que ce soit au Turkménistan, en Russie ou en Europe.
Garant fils de Gubalak par Gaukhar fils de Garem par Gundogar ...
Parfois l'usage n'est pas du tout respecté :
Garadashayak fils de Shakhi par Bahar fils de Almaz.

par Nathalie publié dans : Découverte de la race
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Vendredi 7 mars 2008

Un nouvel organisme anglo-saxon dédié aux Akhals Téké vient de voir le jour. Un site internet lui est consacré : www.akhaltekeuk.com.


Ce site met en ligne des interviews particulièrement intéressantes, notamment celles des plus grands éleveurs russes : Leonid Babaev (élevage Shael) et Alexander Klimuk (haras de Stavropol). De véritables références au sein de la race !

par Nathalie publié dans : Découverte de la race
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Samedi 16 février 2008

Un nouvel ouvrage vient de paraître ! 
C'est un hommage au chevaux Akhal Téké : l'auteur est allée la première aux véritables sources de la connaissance de cette race. Au travers de cette épopée du cheval, ce sont plus de 4000 ans d'histoire du Turkménistan et des sociétés qui ont évolué sur son territoire que l'auteur fait revivre.

Son auteur Goulya Amanniayazova a passé des années à rechercher des traces des Akhal Tékés dans l'histoire turkmène, à rassembler les témoignages des scientifiques, des archéologues, des écrivains, à réfléchir sur les destins contradictoires de ces chevaux, à découvir et dévoiler les pages d'histoire turkmène sombres ou inconnues.

Je ne connais pas la valeur de cet ouvrage mais la description de son auteur est très intéressante. Je vous en transmettrai mes impressions dès que je l'aurai reçu et traduit (ça c'est une autre affaire !) car il est écrit en russe.

Pour les fanatiques impatients comme moi, je vous transmets les coordonnées du livre :
TITRE : BLIZHE BRATA ... (plus proche qu'un frère)
AUTEUR : OGOULBIBI AMANNIAYAZOVA
EDITEUR : DAEWIR

On peut le commander sur le site
www.itineraires.com

par Nathalie publié dans : Découverte de la race
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Mercredi 30 janvier 2008

Importer un Akhal Téké de Russie est le rêve de nombreux passionnés de la race. La plupart du cheptel français actuel est d’ailleurs constitué par des chevaux importés, quoi de plus naturel pour une race étrangère !  Si certaines personnes ont importé des chevaux en nombre important il y a quelques années, aujourd’hui ce sont surtout des particuliers qui font la démarche d’importer leur propre Akhal Téké. En tant que passionnée de la race, je n’ai pas échappé à cette tentation et vous en donne mes propres impressions relatives à mes diverses expériences en la matière.

 

   

 

 

    


Seziia est la dernière venue dans mon élevage. Tout comme deux autres de mes chevaux, elle vient du berceau de la race. Elle est arrivée début octobre après un long voyage de presque 10 jours depuis le sud de la Russie. Amaigrie par ce long périple elle m’est apparue toute frêle sur ses longues jambes mais aussi racée qu’elle était en Russie lorsque je l’ai découverte pour la première fois dans un élevage plutôt connu de la province de Krasnodar. Malgré son manque d’état, Seziia était en bonne santé et très bien élevée quoique distante et un peu méfiante avec moi. Mais un Akhal Téké ne donne pas sa confiance en quelques jours !

 

 
 Elle est arrivée en camion avec d’autres de ses congénères livrés en Allemagne, en France et jusqu’en Espagne. C’est un dimanche matin à 6h que nous l’avons récupérée sur un parking du côté de Narbonne. Le camion avait l’air confortable et le conducteur bien expérimenté avec les chevaux malgré le peu de parole échangée car il ne parlait que le russe…

 

  

Mais qu’importe elle était enfin là car faire venir un cheval de Russie prend un certain temps et il est quasiment impossible de définir le jour exact d’arrivée du cheval. L’entrée du cheval dans l’Union Européenne nécessite en effet de produire des documents administratifs (certificat vétérinaires, fiche de transit, passeport du cheval, feuille de route) qui sont scrupuleusement validés par les autorités douanières. C’est au vendeur et au transporteur de réaliser l’ensemble de ces documents. Cependant, le dédouanement du cheval ne peut se faire qu’à son arrivée en France par l’acheteur lui-même. Mais alors bon courage car la procédure de dédouanement reste à ce jour pour moi un grand mystère quand on voit la complexité et les méandres de cette machine administrative. Donc le mieux est de passer par un transitaire qui s’occupe de toutes ces formalités et c’est ce que j’ai fait.

 

 

  

Mais le plus difficile dans cette aventure n’est pas lié à la production de tous ces papiers administratifs, mais plutôt à la recherche du bon cheval et du bon vendeur ! Car importer de Russie demande une forte dose de confiance envers son interlocuteur. Nous ne sommes pas protégés par les lois de l’Union Européenne et un acheteur tatillon tel que l’on voit couramment en France devra se plier aux exigences du marché russe…et payer tout d’avance ! Pour parler finances, je tiens aussi à faire remarquer que cette aventure a bien évidemment un prix important du fait du coût du transport et des formalités administratives diverses. Quant au prix du cheval, en Russie l’éventail des prix est beaucoup plus large qu’en France et dépend de la valeur du cheval. 0n peut ainsi trouver de superbes spécimens à plus de 20000 € ! Mais que ne ferait-on pas pour avoir le cheval de ses rêves ? Une chose est sûre il fait trouver la bonne personne avec qui on peut dialoguer. En effet, les grands élevages russes restent encore très fermés du fait de la langue et il est quasiment nécessaire de passer par un intermédiaire ou du moins par un interprète qui assure la liaison entre le vendeur et l’acheteur. Cependant, certains éleveurs russes se tournent vers le marché international grâce à l’utilisation de l’anglais et d’internet. Internet est un fabuleux outil qui révolutionne le monde entier et le petit monde de l’Akhal Téké n’y échappe pas fort heureusement ! C’est ainsi que j’ai pu rentrer en contact avec certains éleveurs russes et trouver les chevaux que je recherchais après maintes discussions et un déplacement sur le terrain. Et Seziia la dorée est venue rejoindre mes deux autres russes : la bai brune Djemma et l’étalon noir Karakaisu.

   

 

En guise de conclusion, je dirais qu’importer un Akhal Téké de Russie est avant tout une question de passion, de patience et de confiance…. Ainsi que de chance. Alors avis aux amateurs….

  

 

Article paru dans le bulletin de l'Association Akhal Téké France de Janvier 2008

par Nathalie publié dans : Découverte de la race
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Samedi 9 juin 2007

La culture équestre du Turkménistan est bien différente de celle que nous connaissons en Europe. Là bas, le cheval est un symbole de fierté et de virilité.

Lors de mon voyage au Turkménistan, j'ai eu l'occasion de visiter plusieurs élevages et écuries de courses. Tous les chevaux étaient présentés cabrés. Plus le cheval était nerveux et impulsif, plus les turkmènes en étaient fiers !

 

 Photo Dn Tours

En effet, dans son berceau d'origine, l'Akhal Téké est réputé pour sa fierté, son impulsivité et sa rapidité.

Pour un visiteur occidental, le spectacle de ces chevaux est magnifique ! En France, on est loin de ces présentations équines spectaculaires.  

Leur approche du cheval est fondamentalement différente de la notre : beaucoup plus dure, beaucoup moins sécurisante mais les turkmènes n'en aiment pas moins leurs chevaux. Bien au contraire, ils en sont très proches malgré toutes les difficultés politico-économiques auxquelles sont confrontés les éleveurs.

 

 

 

Photo Dn Tours

Il faut savoir que le cheval Akhal Téké est à l'origine un cheval de guerre utilisé au fil de l'histoire par les  guerriers Scythes, puis par les Parthes pour leur cavalerie miltaire et jusqu'à la fin du 19ème siècle par les Turkmènes pour les redoutables alamanes, qui étaient les attaques meurtrières des caravanes le long de la route de la soie.

Cette culture équestre apparaît bien dans cette video visible sur le site internet :

www.turkmens.com

lien vers la video (durée 30 mn) très intéressante malgré la mauvaise définition de l'enregistrement.

www.turkmenhost.com/Video_Turkmen/At/01L.wmv

 

 

par Nathalie publié dans : Découverte de la race
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